MAIS J’L’AVAIIIIIIIIIS!!!!!

Besoin de 5 outils pour GÉRER et LIMITER les crises avec BIENVEILLANCE,


et en finir avec le sentiment d'être un "mauvais parent" ?

Gérer les crises du quotidien n’est pas toujours simple. En particulier quand on a des enfants petits et qu’il suffit que l’un prenne un jouet pour que son frère ou sa sœur en ait subitement envie au même moment.

Je voulais vous partager une petite histoire qui nous est arrivée récemment, car je pense qu’elle pourra vous aider et vous inspirer pour la prochaine fois où une scène similaire se produirait chez vous.

 

Il y a quelques jours, donc, j’étais affairée à la cuisine tandis que les garçons jouaient en attendant l’heure du coucher et j’ai tout à coup entendu des hurlements. Visiblement, mon aîné et mon cadet se disputaient un objet en mode:

cadet: « rends-le moi! »

aîné: « non »

cadet: « mais j’l’avais! »

Je n’ai pas réagi immédiatement car je veux toujours leur laisser l’opportunité de trouver une solution ensemble, et la plupart du temps, ils y arrivent. Mais là, les hurlements ont progressé en intensité (c’était le soir, j’aurais dû me douter qu’avec la fatigue ils ne réussiraient pas à trouver un terrain d’entente), et le temps que j’arrive sur les lieux du « crime », j’ai compris que mon cadet venait de mordre son frère aîné violemment.

Il écumait de rage, hurlant en boucle « MAIS J’L’AVAIS!!!!!!!! ».

enfant colère

photo gfergu1/pixabay

Il y a encore quelques temps, j’aurais crié plus fort qu’eux, attrapé le « fautif » et je l’aurais puni, peut-être même que je lui aurais donné une fessée pour qu’il comprenne combien ça faisait mal de mordre (je sais, c’est stupide et pas bienveillant, heureusement pour mes garçons je progresse).

 

Au lieu de cela, je me suis assise au contact de mon aîné qui était étendu sur le ventre sur le canapé, et qui pleurait de douleur. Et j’ai pris sur mes genoux mon cadet qui hurlait en sanglotant.

J’avais deux enfants en grande détresse devant moi, et je leur ai apporté toute la douceur dont je disposais, en leur donnant des caresses et en leur parlant à voix basse.

J’ai décrit la situation: « toi, tu as pris un objet » (à ce stade, je ne savais toujours pas de quoi on parlait!), à quoi mon aîné a crié: « oui ben il était par terre, si tu le laisses tout le monde peut le prendre! », ce qui a de nouveau déclenché un « MAIS J’L’AVAIIIIIIIS!!!!!! » forcené du cadet, dont le cerveau cognitif était visiblement totalement déconnecté.

moi: « oui, tu l’avais. » Je m’adressai à nouveau à mon aîné, qui me semblait plus apte à raisonner au moment présent: « mon grand, tu te rends compte qu’en refusant de rendre cet objet, tu en es arrivé au point de te faire mordre? Ce n’est pas bien de mordre, hein, c’est interdit, et en même temps, tu vois comme c’est dangereux de pousser les autres à bout. »

Avec son « oui », j’ai compris que mon aîné reconnaissait sa part de responsabilité dans l’histoire. J’ai continué, parlant aux 2: « alors, bon. Vous savez comment on peut éviter ça, n’est-ce pas? On utilise l’objet, puis on le passe à l’autre, chacun son tour et on ne se met pas dans des états pareils. »

« Oui, mais j’l’avais… »

Je répétais: « oui, tu l’avais. Tu jouais avec ce truc, c’était quoi, d’ailleurs? »

Mon aîné me l’a montré, il s’agissait d’un petit outil qui permet de détacher des légos. « Ah ben voilà, ça c’est un truc, tu t’en sers, et puis tu le passes à l’autre, pas besoin de se battre, n’est-ce pas? »

Mon cadet ne hurlait plus, mais il pleurait encore. J’ai décidé alors de vérifier l’étendue des dégâts: mon aîné a enlevé son pantalon, et nous avons pu « admirer » une trace de morsure bien rouge. J’ai dit: « ben dis donc, tu l’as pas loupé! » à mon cadet, qui a ri un peu de ma phrase décalée, ce qui a fini de le calmer pour de bon.

J’ai pu alors lui rappeler qu’il était interdit de mordre, qu’il connaissait de bien meilleures manières pour récupérer un objet, à quoi il a acquiescé d’un air un peu honteux.

Je lui ai suggéré alors, pour réparer, que ce soit lui qui mette de l’arnica sur la blessure de son frère, ce qu’il a fait avec application, sous l’œil attentif de mon benjamin qui n’avait pas perdu une miette de nos échanges.

En une dizaine de minutes, l’incident était clos, et mes garçons sont repartis jouer ensemble en riant… laissant le fameux objet sur le canapé!

 

De mon côté, je me suis dit que je vous raconterais l’incident. Si ça vous a plu, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, et à partager le lien de cet article!

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