Le bébé est un mammifère – Michel Odent

Cette semaine, je vous présente ce petit livre paru initialement en 1990, probablement trop tôt: à cette époque, le thème à la mode c’était “le bébé est une personne”. On était à fond dans le cortex cérébral, et le titre avait été changé en “Votre bébé est le plus beau des mammifères”, histoire de bien positionner l’homme au-dessus des autres mammifères, ce qui était le contraire du propos du livre.

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L’auteur, responsable du service de chirurgie de l’hôpital public de Pithiviers, était en effet convaincu que les naissances pouvaient être beaucoup plus faciles si l’on reconnaissait notre appartenance pleine et entière au royaume des mammifères. A sa naissance, le bébé n’est encore que très peu pourvu des connexions cérébrales de son néocortex, et pour mieux l’accueillir, sa mère doit “sortir de sa tête” (cortex préfrontal) pour revenir dans ses sensations (cerveau limbique) et dans son corps (cerveau reptilien).

Ainsi, une mère, pour bien accoucher, a besoin que son corps libère de l’ocytocine (l’hormone du bien-être, qui favorise le relâchement musculaire pour laisser le col de l’utérus s’ouvrir). Or si elle est soumise à un stress, son corps sécrète de l’adrénaline, qui vient au contraire stopper la production d’ocytocine. La nature est bien faite: si maman ne se sent pas en sécurité, mieux vaut ne pas accoucher de bébé, si fragile et si vulnérable.

 

1. Des racines profondes

Et pour se sentir en sécurité… “Tous les mammifères se cachent, s’isolent pour mettre au monde leur progéniture. Ils ont besoin d’intimité. Il en est de même pour les êtres humains”, nous dit l’auteur.

Les mécanismes de l’accouchement son inconscients; les hormones, les mêmes pour tous les mammifères, sont sécrétées quand le moment est venu, de manière totalement involontaire. Et pourtant, en France particulièrement, on a décrété qu’une femme devait “apprendre” à accoucher. C’est la raison d’être de nos fameuses séances de préparation à l’accouchement. On a également imposé les “aides” à l’accouchement, comme si une femme, au contraire de tous les autres mammifères, était incapable d’accoucher seule.

 

Pourtant, un article paru le 12 décembre 1987 dans The Lancet, un des journaux médicaux qui fait autorité dans le monde, a analysé le résultat de 8 études menées en Australie, aux Etats-Unis et en Europe. L’objectif de ces études, qui ont étudié des dizaines de milliers de naissances, était de comparer des groupes de femmes accouchant avec l’assistance d’un monitoring, et des groupes de femmes accouchant sans cette assistance, le cœur du bébé étant simplement écouté par intermittence par une sage-femme.

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photo Parentingupstream/Pixabay

L’article permettait une vue d’ensemble de ces 8 études, et conclut:

  • le nombre de bébés en bonne santé était le même entre les deux groupes
  • le taux de césariennes et de forceps était supérieur dans les groupes avec monitoring

L’usage d’un monitoring rendrait-il donc l’accouchement plus difficile? C’est la conclusion de Michel Odent. Pour lui, les mères ont besoin de calme, de sécurité et d’intimité pour “bien” accoucher, surtout pas d’être analysées, observées, mesurées…

 

Une mère a également besoin de calme pour bien accueillir son bébé dans ses premiers instants de vie, pour bien démarrer l’allaitement. Et pourtant, jamais les étudiants en médecine n’ont été interrogés sur un sujet comme “facteurs environnementaux inhibiteurs du processus de parturition”. Aucun traité ne parle de cela. Du moins, aucun qui concerne l’espèce humaine. Parce qu’en revanche, des études existent sur les facteurs pouvant gêner la naissance chez les animaux. Ainsi, une chercheuse a longuement étudié les souris. Elle finit par conclure que l’un des moyens les plus efficaces pour accroître la difficulté des accouchements est de placer la femelle en travail dans un lieu qui ne lui est pas familier, c’est-à-dire où elle ne peut pas sentir et voir ce qu’elle sent et voit dans la vie quotidienne.

Une autre expérience a montré que placer la femelle dans une cage en verre, transparente, sans moyen de se cacher, rendait également l’accouchement plus difficile…

L’auteur nous livre une anecdote parlante quant au gouffre entre connaissances du fonctionnement animal, et connaissances du fonctionnement humain: alors qu’il échangeait avec des femmes d’une petite ville américaine, qui militaient pour une réforme des conditions de naissance, elles lui expliquèrent qu’il y avait un médecin accoucheur local qui avait une attitude bien plus “humaine” que les autres. Il comprenait que les femmes aient besoin d’intimité pour mettre au monde leur bébé. Il savait s’effacer, baisser la lumière, n’imposait aucune façon de respirer ni aucune position, n’écourtait pas le peau à peau entre le bébé et sa mère, et il s’intéressait à l’allaitement maternel. Ce médecin “hors norme” était… un ancien vétérinaire!

Il suffit d’observer des mammifères, qu’ils mettent au monde des nouveaux-nés déjà matures et autonomes comme le petit veau, ou immatures comme le petit rat. La brebis, qui vit en troupeau, se sépare du groupe lorsque la naissance est imminente. La jument, qui normalement broute le jour, accouche la nuit. Pourtant, s’isoler n’est pas la meilleure des solutions pour qui peut craindre un prédateur… Les femelles se cacheraient-elles pour se protéger des membres de leur propre groupe? Et comment, dans ces conditions, proposer aux femmes qui accouchent dans les hôpitaux, des conditions respectueuses de notre nature profonde?

 

2. L’hôpital de demain

Quoique le livre eut été écrit dans les années 90, “demain” est encore à venir.

Dans cet hôpital respectueux des mamans et de leur bébé à naître, il y aurait d’abord des centres de naissance, tous proches des lieux capables de pratiquer en urgence des césariennes, qui devraient rester ce qu’elles sont, des solutions de sauvetage (et non pas la norme, comme cela tend parfois trop à le devenir).

Ces centres de naissance devraient accueillir les futures mamans, et les femmes qui allaitent, pour des activités sociales plaisantes, où elles pourraient ainsi se familiariser avec les lieux pour les unes, et sortir de l’isolement pour les autres. Les émotions que l’on éprouve, en chantant, en dansant, en riant, ou en partageant des angoisses ou des doutes, permettent de s’attacher à un lieu, de se l’approprier. Et une jeune mère, soumise à la fatigue et au stress avec son nourrisson, devrait absolument éviter l’isolement.

A leur arrivée pour accoucher, les femmes devraient pouvoir être installées dans une pièce d’où elles ne sortiraient que quelques heures après la naissance. Car chaque changement de lieu inhibe la mécanique naturelle de l’accouchement… Ces pièces devraient être petites, dans la pénombre, et pas trop ordonnées. Chaque fois que l’auteur a pu accompagner des femmes dans des naissances à la maison, il a constaté qu’elles accouchaient non pas dans le lieu initialement prévu pour sa commodité, mais dans la pièce la plus petite possible (salle de bain, toilettes), ou dans un recoin derrière un gros meuble.

La naissance est “gérée” par les zones du cerveau les plus anciennes, qui peuvent être inhibées lorsque le néocortex est sollicité: parler à une femme qui est en train d’accoucher, la soumettre à des stimulations visuelles du fait de la lumière sont donc les meilleurs moyens d’allonger le travail. En effet, lors des accouchements physiologiques, la future mère entre à un moment dans une sorte d’état second où elle semble se couper du monde. Elle change d’état de conscience. A ce moment-là, lui parler ou chercher à capter son attention est la pire chose à faire car cela réactive son cortex et inhibe l’accouchement, l’allongeant ainsi avec tous les risques de complication qu’un accouchement long peut comporter.

De fait, dans toutes les civilisations où les femmes ont l’habitude de s’isoler pour accoucher, l’accouchement semble y avoir la réputation d’être facile.

 

Alors que l’accouchement est resté pendant des siècles une affaire de femmes, depuis quelques décennies les femmes éprouvent le besoin de partager ce moment avec le futur père. Est-ce un besoin primaire ou un effet de mode? Si l’on observe le comportement des primates, les mâles protègent les femelles avec qui ils ont des relations sexuelles, ainsi que leurs bébés. Le lien père – enfant se crée ainsi à travers la mère, l’intérêt sexuel du mâle pour la femelle le poussant à être attentionné envers le petit. L’auteur s’interroge donc: peut-être qu’à trop vouloir créer un lien père – enfant sur le modèle du lien mère – enfant, la société d’aujourd’hui se trompe? En tous les cas, son expérience de la naissance lui permet affirmer que la présence du père à la naissance de devrait jamais être imposée comme une sorte de “norme”, mais toujours rester un choix délibéré, de la mère et du père. Il a vu trop de jeunes couples éprouver des difficultés liées à une perte d’attraction sexuelle, suite au partage imposé de l’accouchement.

 

3. Le réflexe d’éjection du fœtus

Tous les mammifères passent par les mêmes phases au cours de l’accouchement:

  • dilatation du col de l’utérus
  • expulsion
  • accouchement du placenta

Lorsque l’accouchement d’une femme se passe comme pour les mammifères, les toutes dernières contractions, avant l’arrivée du bébé, sont très particulières. Elles correspondent au réflexe d’éjection du fœtus.

Si l’on observe ce qui se passe, la future mère, dans la phase de dilatation du col de l’utérus, est baignée d’ocytocine. Tous ses muscles se relâchent, elle est plutôt passive. Et puis tout à coup, une sorte de peur la saisit, les contractions s’intensifient, elle fait alors preuve d’une force et d’une énergie musculaire peu communes (c’est le moment où elle broie la main de la personne présente à ses côtés). Tout à coup, c’est l’adrénaline qui court dans ses veines, et en quelques contractions puissantes, voilà le bébé qui naît!

Dans un accouchement physiologiques, lors de ces dernières contractions, la future mère est souvent debout, penchée en avant, appuyée sur le rebord d’un meuble ou suspendue à un rideau, et il suffit de tendre la main pour éviter la chute du bébé. Les déchirures du périnée sont très rares après un véritable réflexe d’éjection. Pendant encore quelques minutes, l’adrénaline continue de produire ses effets et la mère reste debout, continue de bouger, avant d’avoir envie de s’allonger avec son bébé, les yeux dans les yeux. L’expulsion du placenta se fait sans perte de sang exagérée, le bébé se hisse jusqu’au sein pour une première tétée…

Tout cela est possible lorsqu’elle dispose d’une réelle intimité, dans une pièce petite, familière, pas trop éclairée…

 

4. L’ancien et le nouveau

Comme on l’a vu, l’être humain est pourvu d’une partie de son cerveau, archaïque, qui “sait” comment accoucher, qui prend le contrôle sur la fin en déconnectant la zone la plus récente du cerveau, le néocortex.

On observe également ce type de déconnexion sous le coup d’une émotion forte, où nous sommes “hors de nous”, incapables de raisonner clairement, ou encore lorsque nous sommes soumis à un stress trop important qui nous fait “perdre nos moyens”.

Pourtant il existe une activité, le chant, qui permet de faire fonctionner ces deux zones cérébrales en harmonie. D’un côté l’émotion, la production du son, et de l’autre les paroles.

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photo alexramos10/Pixabay

Toutes les activités artistiques, d’ailleurs, mettent les deux cerveaux au diapason, en associant l’émotion du cerveau archaïque avec les compétences exécutives développées dans le cortex préfrontal.

Tous ceux qui ont une bonne connaissance des très jeunes enfants savent à quel point notre attitude envers la vie est profondément enracinée, intégrée à notre personnalité, dès le plus jeune âge.

Il est significatif que les cultures qui ont le plus grand respect pour la vie, pour la Terre-Mère, sont aussi celles qui perturbent le moins la relation mère – bébé. Ainsi, un bébé pygmée est souvent nourri au sein pendant plus de 5 ans, et la nuit, il n’a d’autre couverture que sa mère.

L’étude de l’attachement de l’Homme pour la Terre-Mère devient indissociable de l’attachement du bébé pour sa mère. Or le processus d’attachement est lié à des périodes sensibles, de courtes périodes proches de la naissance qui ne reviendront jamais. Ces périodes correspondent à l’âge où le cerveau primitif, celui que nous partageons avec les mammifères, est en plein développement: une attitude positive envers la vie semble aller de pair avec le développement sans entrave d’un fort cerveau primitif, archaïque, instinctif.

 

5. Colostrum et civilisation

Le colostrum, qui précède le lait, est un véritable concentré d’anticorps, un mine d’or pour le système immunitaire du bébé et pour la bonne constitution de sa flore intestinale.

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illustration gdakaska/Pixabay

Evoluant rapidement au fil des tétées, il se transforme en lait fortement pourvu de corps gras indispensable au bon développement du cerveau du bébé.

Il est toutefois très étonnant de constater avec quelle constance les différentes cultures, de par le monde, ont dans leur grande majorité empêché les bébés de se nourrir du colostrum. Le sein était ainsi souvent refusé au bébé avant le 3ème jour, et tandis que la mère exprimait le colostrum pour le jeter (ou le donner à un enfant plus âgé), le bébé était nourri de miel, de beurre ou d’huile d’amande douce, de grumeaux de céréales, de décoctions d’herbes, voire de vin sucré, selon les lieux du monde où il naissait…

A l’époque de la rédaction du livre, dans les années 90, plus personne ne doutait de la valeur irremplaçable du colostrum. Un médecin anglais au 18ème siècle avait incité les jeunes mères à donner le sein dès la naissance et la mortalité infantile avait fortement chuté. Mais encore aujourd’hui, peu nombreuses sont les maternités qui protègent suffisamment l’intimité mère – bébé dans les premières heures qui suivent la naissance, pour que la première tétée puisse se faire naturellement, sans “mise au sein” artificielle. Il est plus urgent de couper le cordon; de faire un injection à la mère pour favoriser l’expulsion du placenta; d’aspirer le nouveau-né; de mesurer son score d’Apgar; de lui injecter des gouttes dans les yeux… Tout cela perturbe la relation mère – enfant et complique le démarrage de l’allaitement.

Mais alors, puisque le colostrum est la meilleure nourriture pour le bébé qui vient de naître, puisque les premiers échanges avec sa mère sont fondamentaux pour construire une bonne relation et un profond sentiment d’attachement, pourquoi l’homme, sur tous les continents, dans quasiment toutes les cultures, a-t-il empêché les tétées précoces?

L’auteur propose son explication personnelle: pour lui, les êtres humains d’aujourd’hui sont les descendants de ceux qui qui ont survécu aux attaques des autres tribus, c’est-à-dire ceux qui ont le mieux su cultiver leur potentiel d’agressivité. Or l’artifice le plus efficace pour rendre l’homme agressif consiste à perturber la relation mère – nouveau-né. Prétendre que le colostrum était mauvais n’était donc qu’une manière d’affaiblir cette relation.

Mais ce qui a pu être utile pour favoriser la domination de l’espèce humaine sur les autres, à un moment donné, n’est plus d’actualité aujourd’hui. Au contraire!

Ainsi, les cultures qui ont un sens élevé de l’écologie, un grand respect de la terre, sont aussi celles qui favorisent le lien entre la mère et son bébé…

Pour l’auteur, il est urgent d’entrer dans l’ère “colostrale”, celle où les petits humains auront la possibilité de rester contre leur mère, dans une grande intimité, suffisamment longtemps pour trouver seuls le mamelon et effectuer leur première tétée de colostrum. Celle où les prématurés, qui en ont encore plus besoin que les autres, pourront être des “bébés-kangourous”, installés dans des poches contre la peau de leur mère, tout près des seins, pour bénéficier bien sûr de sa chaleur, mais aussi de son odeur, de sa voix et de ses mouvements (toutes choses qui font cruellement défaut dans une couveuse).

Dans cette ère, les mères pourront allaiter aussi longtemps que nécessaire (beaucoup plus que les quelques mois que l’on observe en France, pour atteindre plusieurs années comme chez les Maoris qui font partie des rares peuples en paix avec la nature et qui favorisent la mise au sein dès la naissance).

Les sages-femmes pourront reprendre leur véritable rôle, celui de femmes, expérimentées, qui assistent de manière discrète à la naissance, pour n’intervenir qu’en cas de nécessité. Chez les éléphants, une femelle expérimentée est souvent présente, tandis que les autres femelles du groupe, tournées vers l’extérieur, forment un cercle protecteur. De même, chez les dauphins, il y a souvent une femelle présente, qui peut éventuellement aider le bébé à atteindre la surface pour prendre sa première respiration.

 

6. En conclusion

Bien que mon blog soit résolument orienté vers l’aide aux parents d’enfants qui ne sont plus vraiment des bébés, c’est-à-dire à partir du moment où ils commencent à exercer leur volonté, au grand dam de leurs parents qui ne savent pas comment gérer les crises qui s’ensuivent, j’ai jugé utile de vous présenter ce livre, sur la naissance, car il lie pour moi plusieurs informations essentielles.

 

D’une part, nous sommes des mammifères. Bien que nous possédions un cortex préfrontal capable d’élaborations intellectuelles magnifiques, chaque fois que le corps et les émotions entrent en jeu, le néocortex perd le contrôle. C’est pour cela qu’il est important de bien s’imprégner de cette notion. Nos enfants, le plus souvent, n’agissent pas pour nous embêter, mais simplement parce qu’ils sont gouvernés par leurs cerveaux archaïques que nous partageons avec les mammifères.

Bébé pleure parce qu’il veut un câlin de sa maman? C’est NORMAL. Si sa mère lui donne ce câlin, c’est une bonne mère, cessez de lui dire qu’elle se “laisse marcher dessus”, ou qu’elle “doit reprendre les choses en main”. Elle ne fait que ce que son instinct de mammifère lui dicte, et ce qu’il y a finalement de meilleur pour le développement de son enfant.

 

D’autre part, ce livre incite au plus grand respect de la relation mère – enfant, qui se crée bien sûr tout au long de la grossesse, mais qui traverse une étape décisive au moment de la naissance. Celle où, encore intimidée et maladroite, la jeune mère prend son bébé contre elle, sent son odeur; celle où le bébé, encore tout chamboulé par ce grand évènement qu’il vient de vivre, ouvre les yeux, luttant contre la fatigue et la lumière nouvelle pour lui, pour chercher sa mère du regard; celle où il peut découvrir ce nouveau monde dans la chaleur et la protection de sa mère, tout contre elle; et téter le colostrum, ce liquide délicieux qui le rend plus fort.

La bienveillance envers nos enfants commence dans leur accueil au monde. De la douceur, de la chaleur, peu de lumière, peu de bruit, peu de mouvement… Le bébé a besoin d’éveiller ses sens avec subtilité, de la même manière que vous, au réveil, préférez ouvrir les yeux dans la pénombre, dans le calme et la chaleur de votre couette, sans bruit, plutôt que soumis à une lumière aveuglante, avec quelqu’un qui sauterait sur le lit, arracherait les draps et vous beuglerait dans les oreilles…

 

De plus, j’aime la mise en lumière que l’auteur nous livre, sur ces cultures qui ont un profond respect pour la terre, et qui sont aussi celles qui ont un profond respect pour la relation mère – enfant. Notre terre a un besoin urgent que l’on prenne soin d’elle… Du moins, l’être humain, pour ne pas devenir une espèce disparue, doit enfin prendre soin de la terre qui le porte et le nourrit. La terre, aussi malmenée soit-elle, nous survivrait sans problème. C’est pour notre espèce que je m’inquiète. Si l’eau potable de la planète finit, à force de pollution, par ne plus être bonne à boire, l’être humain ne survivra pas longtemps.

 

Enfin, en filigrane du livre, transparaît la notion de figure d’attachement. Les enfants qui ont un attachement sécure sont des enfants doux, empathiques, bien dans leur peau, forts face au stress et aux difficultés de la vie. L’idéal est de commencer à créer ce lien dès la naissance, puis de le renforcer tout au long de l’enfance, avec beaucoup de câlins, de douceur, de respect pour leurs apprentissages; en nous émerveillant de la vie avec eux, en remplaçant l’avoir par l’être. En leur donnant beaucoup d’amour, inconditionnel, sous toutes les formes possibles. C’est pour ça que je tiens ce blog!

 

Connaissiez-vous ce livre? Avez-vous aimé cet article? N’hésitez pas à me le dire dans les commentaires, et à partager!

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