C’est lui qui a commencé!!!

Bonjour cher parent bienveillant!

 

Si vous faites partie des parents qui ont plus d’un enfant, vous savez que les relations entre frères et sœurs sont compliquées.

Ils oscillent entre moments de joie et de partage, où on dirait les meilleurs amis du monde (ce SONT les meilleurs amis du monde), et ceux de tension, de bagarre et de lutte.

Sur fond de « c’est elle qui a commencé! », « ça s’fait pas! », assaisonnés de « c’est pas juste! », « elle en a eu plus que moi! » ou « pourquoi c’est toujours lui que tu sers en premier » (ou jamais lui qui débarrasse la table).

 

Une chose est certaine, devoir partager sa maman, son papa, est l’une des choses les plus difficiles au monde.

Il n’y a qu’à voir les petits de 2 ou 3 ans, qui se perchent dans les bras d’un de leur parent en disant à un autre enfant avec possessivité: « c’est MA maman » (c’est MON papa).

C’est que l’attention de ses parents est une chose précieuse. Les enfants ont désespérément besoin d’attention. Alors, devoir partager cette attention, c’est compliqué.

Voilà pourquoi ils luttent pour être celui qui sera assis sur les genoux de maman pendant qu’elle lit une histoire; ou sur les épaules de papa pendant la balade.

 

A cela, s’ajoutent la gestion de territoire.

Jusqu’à 3 ans environ, les enfants ne jouent pas ensemble. Ils peuvent jouer à côté d’un autre enfant, à des jeux complémentaires qui peuvent donner le sentiment qu’ils jouent ensemble, mais cela n’arrive que plus tard.

Et à cet âge-là, quand on joue avec un objet, cet objet devient le nôtre. Même après l’avoir reposé pour jouer avec un autre objet.

Et à cet âge-là, un objet devient intéressant du moment qu’il est manipulé par un autre (avez-vous remarqué comme les enfants ont envie de prendre justement l’objet que vous tenez en main, ou qu’un frère ou une sœur vient de saisir?)

Du coup, chaque fois qu’un enfant prend un objet que je considère comme le mien, mon territoire est menacé et mes taux de cortisol s’envolent; et chaque fois qu’un enfant joue avec un objet, il devient tellement désirable que si je ne peux l’avoir, la frustration élève mon taux de cortisol.

Il est donc fatal que ça se termine par des cris, des coups, des morsures et des pleurs.

 

Alors que faire?

Parce qu’on a beau savoir que les crises entre frère et sœur, c’est normal, c’est quand même très fatigant à vivre (pour eux comme pour nous).

 

Jusqu’à 3 ans environ (l’âge du plus petit), soyez présent.e. Assis.e à côté d’eux. Jouez avec eux. Cela vous permet d’intervenir dès que ça pourrait déraper, pour les apaiser.

 

Un peu plus grands, quand ils se bagarrent pour un objet, proposez leur des tours de rôle (ils aiment les règles). Avec un timer le cas échéant.

Dites: « quand tu auras fini, tu voudras bien prêter ton jouet? » plutôt que « mais si, tu peux prêter, tu vois bien, tu ne l’utilises pas ».

Expliquez aux aînés que les petits sont surtout intéressés par les jeux auxquels eux-mêmes montrent de l’intérêt. Qu’en s’intéressant à un nouveau jouet, ils vont donc pouvoir détourner l’attention de leur cadet de celui avec lequel ils voulaient vraiment jouer.

 

Dites-leur aussi que si le benjamin est si énervant, c’est probablement qu’il est frustré de ne pouvoir jouer avec les plus grands; au lieu de le rejeter, l’intégrer au jeu, lui trouver un rôle, permet à tout le monde d’y trouver son compte.

 

Jouez souvent avec vos enfants, et montrez l’exemple: en relativisant quand vous perdez, en évitant d’écraser les autres de mépris quand vous gagnez. En associant l’enfant le plus jeune, quitte à lui réserver des règles adaptées.

Et privilégiez les jeux coopératifs, ceux où tout le monde gagne (ou perd) ensemble. Et si vous êtes fan de jeux compétitifs (avec un seul gagnant), organisez des équipes (rien de tel que de s’allier entre frère et sœur pour battre son parent).

Jusqu’à 6 ans, débrouillez-vous pour laisser gagner votre enfant, chaque fois que possible (la frustration d’avoir perdu peut être trop difficile à vivre pour lui). Après 6 ans, jouez à la loyale (et soyez prêt.e à aider votre enfant à traverser la frustration d’avoir perdu).

 

Enfin, quand vos enfants (à partir de 5 ans environ pour le plus petit) sont en conflit, s’ils ne sont ni fatigués ni affamés (auquel cas il faut stopper le jeu pour répondre à ces besoins-là), commencez par simplement tendre l’oreille, pour vérifier qu’ils ne trouvent pas une solution tous seuls. Puis, s’ils n’y arrivent pas, intervenez pour les aider à le résoudre par eux-mêmes.

Pour cela, dites quelque chose comme: « Tiens, je vois deux enfants qui ont un problème; l’un veut jouer à un jeu, et l’autre veut absolument autre chose. Comment pourriez-vous vous mettre d’accord? »

S’ils disent des généralités (où on entend « jamais », « toujours »), des jugements (« il est nul »), reprenez-les pour qu’ils se concentrent sur la recherche de solution. Au besoin, proposez des idées.

C’est fou comme ils arrivent à s’entendre quand on leur donne juste un petit coup de pouce…

 

Belle journée,

 

Caroline, la coach EFT des parents bienveillants

https://moiparentbienveillant.com

 

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PPS: la rivalité entre frère et sœur, ce sera le sujet du prochain Atelier du Parent Bienveillant, vendredi prochain. Il y a beaucoup à dire et si vous avez plusieurs enfants, je suis sûre que ça va vous parler! Pour s’inscrire, c’est ici.

 

Ah, la rivalité entre frères et sœurs... Nous on espérait juste qu'ils deviennent amis pour la vie, qu'ils s'aiment, se soutiennent... Et les voilà qui s'écharpent pour des queues de cerise!
Ah, la rivalité entre frères et sœurs… Nous on espérait juste qu’ils deviennent amis pour la vie, qu’ils s’aiment, se soutiennent… Et les voilà qui s’écharpent pour des queues de cerise!
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